Petit point sur les différentes pratiques de l’hypnose, en fonction de leur but :

  • Hypnoanalgénie : Pratique qui a pour but de modifier et soulager une douleur.
  • Hypnosédation : usage de l’hypnose en anesthésie, soit en remplacement total des produits couramment utilisés, soit en complément des produits anesthésiants qui sont employés à dose minimale.
  • Hypnothérapie : pratique de l’hypnose dans un but et un cadre psychothérapeutique.
  • Autohypnose : apprentissage de l’hypnose afin de l’utiliser de façon autonome.

La définition de la douleur par l’OMS est une « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes ». Ainsi elle comprend une composante émotionnelle qui intervient dans sa genèse et introduit donc une notion importante de subjectivité. Deux personnes ne ressentiront pas la douleur de la même façon et il sera impossible de toute façon d’avoir une réalité de cette douleur.

Il existe deux types de douleurs. La douleur aigüe, dont la cause est identifiée et qui se résorbe quand la cause disparait (chute, coupure, intervention chirurgicale…) et la douleur chronique qui persiste et s’avère résistante aux traitements usuels pendant plus de 3 heures à 6 mois. Liée à une maladie ou à une déficience, ce symptôme persistant nécessite une prise en charge particulière. Elle est difficile à traiter et est récidivante. La douleur chronique entraîne une profonde altération de la qualité de la vie de la personne en souffrance.

Il existe différents mécanismes physiopathologiques pouvant être impliqués dans le phénomène douloureux :

  • L’excès de nociception, due à des lésions externes ou internes au corps provoquant une stimulation excessive de récepteurs spécifiques, les nocicepteurs. La localisation est précise. Leur rôle est de signaler les atteintes à l’intégrité de l’organisme. En gros, c’est le signal d’alarme du corps. Cette douleur réponde la plupart du temps aux antalgiques.
  • La douleur Neurogène, générée par le nerf. C’est une pathologie nerveuse appelée neuropathie, ressentie comme des décharges électriques, des élancements, des sensations de brûlures de froid douloureux et des picotements. Cette douleur répond moins bien aux antalgiques classiques.
  • La douleur psychogène, générée par une souffrance psychologique, sans étiologie organique retrouvée. Cette douleur est véritablement ressentie par la personne, mais sans l’existence de lésions. Elle est liée à la somatisation de problèmes psychologiques ou sociaux de l’individu.

Dans le contrôle de la douleur, l’hypnose thérapeutique est une expérience relationnelle mettant en jeu des mécanismes physiologiques et psychologiques permettant à l’individu de mieux vivre, d’atténuer ou de supprimer une pathologie douloureuse ou chronique.

Le terrain constitué par l’individu, composé de son être, en relation avec ses croyances, ses sensations, en fait, tout son espace intérieur et extérieur est pris en compte dans la gestion de la douleur. L’action thérapeutique par l’hypnose sera contrée sur ces différents aspects de la douleur et de la souffrance, tels qu’ils sont rapportés par les patients eux-mêmes. L’hypnose permet d’entrer réellement en relation avec une personne qui souffre. Cette démarche efficace repose sur la modification de ses perceptions.