La France comptait environ 13,5 millions de fumeurs en 2007, dont 16,5% fument plus de 20 cigarettes par jour. les taxes sur la vente de cigarette ont rapporté à l’Etat, en 2008, 11 milliards d’euros!

Que contient une cigarette?

Les composants d’une cigarette sont le tabac, la nicotine, le goudron, l’arsenic, l’acétone, des additifs ainsi que des agents de saveur et de texture.

La composition de la cigarette allumée produit une fumée qui devient ce que de nombreux experts dénomment « une véritable usine chimique ». La combustion d’une cigarette entraîne la formation de nombreuses substances toxiques : 4000 substances sont présentes dans la fumée de cigarette!!! Plus de 40 composants sont cancérigènes. Allumer une cigarette entraîne la formation de benzène, de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote, d’acide cyanhydrique, d’ammoniac, ainsi que des métaux dont le cadmium, le plomb, le mercure et le chrome! Lorsqu’un fumeur fume une cigarette, tous les produits chimiques  se mélangent et forment un goudron collant. Pour information, le cadmium est un métal lourd qui met 70 à s’évacuer de l’organisme!

Ne pensez pas protéger votre santé avec les cigarettes légères!De nombreux experts ont mis en évidence a toxicité des cigarettes légères ou lights. Ces cigarettes provoquent les mêmes risques que fumer des cigarettes normales. Elles sont très nocives et toxiques et entraînent les même cancers des poumons spécifiques à leur consommation.

Arrêt et chiffres :

La Haute Autorité de la Santé affirme dans son avis sur les stratégies thérapeutiques d’aide au sevrage tabagique que « le tabagisme est un comportement renforcé par une dépendance, dont la nicotine est le principal responsable ». Dans le même temps l’INSERM nous dit que « la dépendance à la nicotine reste difficile à démontrer, qu’il apparaît clairement que la nicotine ne résume pas la dépendance au tabac ». Quant à l’hypnose, une étude internationale, synthèse de 633 études incluant près de 72000 fumeurs et comparant l’efficacité de toutes les méthodes de sevrage tabagique, conclut qu’il s’agit de l’approche la plus efficace aujourd’hui disponible.

Une question reste en suspend : Pourquoi les fumeurs informés du risque majeur pour leur santé ne changent pas leur comportement ? Quels facteurs sont responsables du maintien de ce comportement ?

La plupart des études s’accordent à dire que le fumeur subit une dépendance à la fois physiologique, psychologique et sociale (INSERM 2004). Il apparaît clairement que la nicotine ne résume pas la dépendance au tabac comme la morphine, la cocaïne ou l’alcool le font pour leurs sources respectives. Mais le tabac n’en demeure pas moins prodigieusement addictif.